Quartier Drouot - Lettre au Préfet du Haut-Rhin

Bonne nouvelle, le Préfet du Haut-Rhin a bien reçu la lettre collective des habitants du quartier Drouot l’invitant à venir les rencontrer … Cette semaine, le Préfet était très pris par des visites ministérielles. Les habitants seront informés en temps et en heure de la suite.

Depuis la réunion publique du 15 octobre dernier annonçant la démolition du Nouveau Drouot à compter de 2023, et la rénovation du Vieux Drouot, les habitants sont inquiets, effrayés, voir déboussolés et cela à juste titre. Certes, trois salariées de m2A Habitat - tendrement surnommées, et cela dans le meilleur des cas, les « trois drôles de dames » - sont missionnées pour rassurer et informer les habitants dans le Nouveau Drouot ; selon leurs dires, comme dans le fabuleux pays de Candy, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes… Mais cette version, pour le moins édulcorée, est loin d’être réelle et ne trompe personne. La méthodologie de décider d’abord de la démolition du Nouveau Drouot et de vouloir ouvrir une concertation plus tard est vivement critiquée par les habitants ; il en va de même pour la rénovation du Vieux Drouot dont on sent très bien qu’elle est déjà ficelée sans concertation.  La logique du « on fait d’abord et on discute après » n’est pas tenable, ni défendable et va à l’encontre des textes qui encadrent la rénovation urbaine.   

Cette façon de faire de m2A Habitat n’est pas nouvelle et elle repose sur le fait que pour la direction générale les locataires ne sont qu’une variable d’ajustement dans le cadre d’une gestion purement comptable de l’office.

Quartier Drouot - Augmentation des chargesC’est ainsi que m2A Habitat vient d’augmenter de près de 15 % les charges communes dans le Vieux Drouot, et cela sous des prétextes fallacieux : le nombre de conteneurs brulés et le passage au tri sélectif ! Ce n’est pas du tout recevable et encore moins soutenable : tout d’abord parce que les habitants n’ont pas à être traités comme s’ils étaient coupables des faits concernant les conteneurs brulés, le bailleur m2A Habitat disposant par ailleurs d’une assurance pour en prendre en charge le coût ; et pour ce qui est du tri sélectif, la Ville de Mulhouse y est passée depuis 2013 et le quartier Drouot aussi. La raison la plus vraisemblable, c’est que la direction générale de m2A Habitat va à l’encontre de l’esprit de la loi en faisant payer aux locataires la baisse de loyer que l’Etat lui a demandé de prendre en charge pour compenser la baisse des APL de sorte que celle-ci  soit neutre pour les locataires !

Quartier Drouot - Antennes paraboliques

Il en va de même concernant le service parabolique payant imposé depuis 2009/2010 aux habitants du Vieux Drouot et dont la majorité ne se sert pas ; il faut admettre que cette décision unilatérale prise par le bailleur m2A Habitat n’est ni comprise, ni acceptée par les habitants : elle doit absolument être revue et concerner uniquement ceux qui utilisent ce service d’antenne. Il n’est en effet pas normal que les habitants doivent payer deux abonnements, l’un pour leur box internet qui dispense l’accès aux chaines télé et l’autre pour un service parabolique imposé par m2A Habitat d’abord à 7 € par mois puis à 5,50 € par mois depuis deux ans. Sur un an cela représente quand même 66 € par logement, ce qui fait au bout du compte un joli pactole pour m2A Habitat !

À l’heure où le pouvoir d’achat, la démocratie et le mieux vivre sont les principaux sujets de préoccupation des habitants, il semble que la direction générale de m2A Habitat soit complètement déconnectée de la réalité. On comprend qu’ils n’en veulent plus !

Concernant les antennes paraboliques dans le Vieux Drouot, aucune consultation n'a eu lieu, les locataires se sont retrouvés devant le fait accompli. Pour lire l'article sur le sujet dans le journal L'Alsace, rendez-vous ici