jeudi 6 décembre 2018

Quartier Drouot - Bienvenue à...

Quartier Drouot - Stéphane Ruch

L’équipe du futur Centre Social Drouot-Barbanègre s’étoffe. Après avoir présenté Marie Gonçalves, directrice et Pierre Thierry, animateur, depuis les dernières vacances de la Toussaint, un nouvel animateur est présent au BoAt (67 rue de Sausheim Mulhouse).

Passionné par le domaine culturel, ancien étudiant des Beaux-Arts "Le Quai" de Mulhouse, Stéphane Ruch 28 ans est un artiste confirmé, qui souhaite partager sa passion avec les habitants.  Pour Stéphane Ruch, la culture est un bon moyen pour les habitants de s’échapper d’un quotidien souvent pesant, de s’exprimer et de s’émanciper. Stéphane Ruch, veut remettre des couleurs dans le quartier et prouver qu’en chacun de nous, il  y a un potentiel artistique à explorer. Humblement et avec humanité, il met au service des habitants son expérience. Pour lui, le quartier Drouot-Barbanègre a de réels atouts environnementaux et une richesse humaine qu’il faut valoriser.

Bienvenue à Stéphane Ruch dans le quartier.   


vendredi 11 mai 2018

Quartier Drouot - Inauguration de l'arbre à savoirs...

Quartier Drouot - ARBRASAVOIRS

Dans le cadre de la cinquième édition de Savoirs en fête, organisée du 7 au 11 mai dans différents lieux de Mulhouse par l’association Le Rezo!, un « ARBRASAVOIRS » a été inauguré, mercredi 9 mai en début de soirée au BoAt (foyer Don Bosco), en présence d’habitants du quartier Drouot et de nombreux "rézoteurs" venus d’autres secteurs de la ville et des représentants d'associations.  

Depuis 10 ans, l’association Le Rezo! soutient les échanges réciproques de savoirs entre habitants sur tous les quartiers mulhousiens. Le Rezo!, propose régulièrement des temps forts pour la reconnaissance des savoirs de chacun en les valorisant à différentes occasions.  

Cela fait quelques années que l’association Le Rezo! est présente dans le quartier Drouot. Chaque semaine dans le cadre d’échanges des savoirs réciproques au café solidaire Les Batelierselle fédère une quinzaine d’habitants. Toujours dans le même esprit, Le rézo! intervient aussi auprès des élèves du collège Saint-Exupéry.  

Donald Xhelo - Artiste - Tina Steltzlen - Coordinatrice de l’association Le Rezo

Sur un mur dans les locaux du BoAt, un arbre a été peint par Donald Xhelo, artiste concepteur. Tina Steltzlen, créatrice et coordinatrice de l’association Le Rezo! à Mulhouse explique, le pourquoi de cet arbre : « Les fruits-savoirs portés par - l’Arbràsavoirs - matérialisent et symbolisent les savoirs reçus, acquis, socialisant leurs diversités et reconnaissant par les racines l’importance de leur transmission entre les générations. » 

Un arbre qui permet de répertorier les savoirs dans le quartier Drouot. Par exemple, une personne sait tricoter, elle peut se faire connaître par l’intermédiaire de l’arbre. Une autre a des compétences en mécanique, elle a aussi la possibilité de le communiquer. L’addition de tous les savoirs crée un réseau et permet de garnir l'arbre de fruits et de faire des échanges. 

Toujours dans le cadre du festival Savoirs en fête, dans le courant de l’après-midi du 9 mai, quelques élèves du collège Saint-Exupéry étaient au Boat pour participer à des animations et partager leurs savoirs et leurs idées.

L’inauguration de « l’Arbràsavoirs » s'est achevée par différents échanges autour d'un verre de l'amitié.

Post-scriptum : Pour l’instant les locaux du BoAt (Bosco Atelier) - 67 rue de Sausheim à Mulhouse - sont ouverts, le mardi, mercredi et jeudi de 14h à 17h. Un éducateur de la Ville assure les permanences. Pour découvrir « l’Arbràsavoirs », n'hésitez pas à faire un petit tour au BoAt ou prendre contact avec Le Rezo!

Pour en savoir plus sur Le Rezo!, rendez-vous ici   

mercredi 25 avril 2018

Quartier Drouot - Chloé, ce n’est qu’un au revoir ...

Quartier Drouot - Chloé Gignet

C’est officiel : Chloé Gignet, chargée de mission développement économique des quartiers prioritaires M2A, s’en va.

7 mois après son arrivée au BoAt dans le quartier Drouot, Chloé Gignet ferme la porte, mais ne la claque pas. Depuis plusieurs mois, Chloé Gignet demandait, réclamait des moyens humains et matériels pour pouvoir assurer un travail de qualité à la hauteur des enjeux et pour adapter le BoAt (Bosco Atelier) aux besoins du quartier. Elle n’a visiblement pas été suivie et soutenue par les élus concernés par le dossier. 

L’apathie de la collectivité aura certainement eu raison de Chloé. Pour faire bouger une minuscule brindille, il faut un déploiement d’énergie énorme, se battre contre la pesanteur politique et administrative qui sont souvent en contradiction avec la réalité et l’urgence des situations sur le terrain. Un système plutôt sclérosé qui a la particularité de fatiguer, d’user même les meilleures volontés. Combien a coûté tout cela ? La démission de Chloé Gignet, illustre une nouvelle fois, à tout point de vue, un beau gâchis.  

Chloé insiste, les yeux embués et la voix légèrement tremblante : « Ce que je ne veux absolument pas, c’est que les habitants ou les structures puissent penser que c’est à cause d’eux que je pars, ce n’est absolument pas le cas. J’ai fait de belles rencontres humaines dans ce quartier, j’aurais voulu faire d’avantage ». Chloé, n’est pas amère et considère cette expérience comme ayant été formatrice et instructive. Elle remercie aussi au passage chaleureusement, la hiérarchie de son service (Emploi et Attractivité), pour sa sincère confiance et sa bienveillance à son égard et assure quelle gardera aussi le contact avec. 

Le départ anticipé de Chloé Gignet, vient se rajouter à la longue liste des personnes qui ont démissionné de leur poste dans le quartier et cela parce que les moyens, la volonté politique et administrative n’étaient pas au rendez-vous.

Quelles vont être les nouvelles orientations du BoAt ? Les attentes des habitants et structures du quartier seront-elles (enfin) entendues ?  

Chloé, ce n’est qu’un au revoir…

dimanche 8 avril 2018

Quartier Drouot - BoAt en caoutchouc...

Quartier Drouot - BoAt

Quelques nouvelles de notre très cher BoAt en caoutchouc. Pour le moment, cette inconsistante embarcation est toujours désespérément en cale sèche.

Information de premier plan, le Laboratoire numérique intergénérationnel et solidaire géré par Sémaphore accueillera, de temps en temps, une classe de 4e du collège Saint-Exupéry. Cependant, pour le commun des habitants, aucun changement, les conditions restent toujours inappropriées : 7 € étudiants et demandeurs d’emploi / 15 € tarif normal pour 2 heures d’initiation et cela avec inscription et règlement préalable à Sémaphore au centre-ville.

Depuis presque un mois, Chloé Gignet, chargée de développement économique des quartiers prioritaires a disparu des sonars.  Elle a fait le choix, à juste raison, de se tenir à distance du BoAt et cela pour réclamer des moyens humains et matériels.

Sans autre explication, après un mois de bons et loyaux services, le vacataire qui avait été embauché quelques heures par semaine pour faire de la médiation au BoAt, a été mis en fin de contrat… Sans commentaire. 

Les interminables bavardages, verbiages, jérémiades et autres réunionites se succèdent et cela sans remettre en cause les orientations actuellement inadaptées du BoAt. Faut-il préciser, que les habitants et la majorité des structures du quartier, ne sont pas conviés à ces petites causeries. Contre vents et marées et surtout pour ne pas froisser l’orgueil des grands penseurs à l’origine de ce lieu, on préfère jouer les autruches et continuer, vaille que vaille, d'aller droit dans le mur. Contrairement à ce que veulent faire croire certains, soucieux de désigner des boucs émissaires, peut-être pour masquer leur propre débâcle, l’échec du BoAt n’est pas imputable aux habitants, ni aux structures du quartier. 

mardi 27 mars 2018

Quartier Drouot - Gardez la pêche...

Quartier Drouot - Patlons-en

LAgence nationale de rénovation urbaine (Anru) a sélectionné sur dossiers 200 quartiers prioritaires d’intérêt national qui bénéficieront du 2ème programme de rénovation urbaine 2015-2024. Le quartier Drouot avait été retenu le 16 décembre 2014 comme étant prioritaire dans le cadre de ce Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU). Pour le moment rien de bien nouveau dans le quartier… Silence total sur le sujet.

La belle dynamique positive et citoyenne qui avait été insufflée par Philippe Trimaille, ancien Président de m2A Habitat semble s’essouffler et cela notamment dans le quartier Drouot. Force est de constater, qu’il y a un visible relâchement dans les interventions d'entretien et de maintenance (intérieur et extérieur) par le bailleur. Cette situation fait craindre aux locataires un désagréable retour en arrière, replongeant le quartier dans les tristement célèbres "oubliettes" d’avant 2015.

Les questions concernant le BoAt et ses orientations restent toujours sans réponse. Aucune évolution pour favoriser l’accès des habitants au Laboratoire Numérique géré par Sémaphore : 7 € étudiants et demandeurs d’emploi /15 € tarif normal pour 2h avec inscription et règlement préalable à Sémaphore au centre-ville... Les ordinateurs et les imprimantes numériques sont désespérément inaccessibles

Pour le moment, aucun projet socioculturel durable n’est en discussion avec les habitants et les structures du quartier.

Concernant le Conseil participatif Drouot-Barbanègre qui se réunit discrètement de temps à autre, l’ordre du jour est encore prédéfini par en-haut, cette instance ne dispose d’aucune autonomie. Au grand maximum, ce sont 12 habitants (pas des apôtres) du quartier Drouot-Barbanègre qui participent aux réunions, d'ailleurs la plupart sont inféodés à des associations. Vive la démocratie participative...

Apparemment, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. L’autosatisfaction de certains élus semble bien se porter et pour le reste, il ne faut surtout rien dire… Gardez la pêche !   


mardi 20 mars 2018

Quartier Drouot - BoAt toujours…

Quartier Drouot - BoAtCet après-midi au BoAt, c’était réunion avec le CIDFF et des agents municipaux de la ville. Franchement, il avait vraiment de quoi se  taper le cul parterre. Visiblement, ils ne savent plus quoi faire du BoAt et sont prêt à n’importe quoi pour sauver les apparences. On nous refait le coup de la salle de la Boule marine (rue de la Navigation) qui avait été confisquée aux habitants et cela en demandant au CIDFF de l’occuper deux heures minimum par semaine pour que les habitants ne puissent pas en disposer ? Depuis maintenant plus de 6 ansla salle de la Boule marine est fermée et sont entrée a été scellée avec des points de soudures.    

Le CIDFF  a une salle au café Les Bateliers, occupe une fois par semaine le rez-de-jardin du foyer Don Bosco, chez Caritas occupe la salle de réunion. Cette association  a aussi des locaux spacieux rue de la Navigation et cela sans parler de son siège rue Schlumberger à Mulhouse… Et maintenant, souhaite occuper en plus un espace dans le BoAt… D’ailleurs quelle est leur mission ?

L'histoire de l'installation d'une permanence postale dans le BoAt est toujours d'actualité. Le bureau de Poste rue de Saint-Louis va inexorablement fermer ses portes et son ancien local sera laissé en friche. Il faut bien que le BoAt sert à quelque chose…

On nous bassine à longueur de journée avec de la démocratie, en veux-tu en voilà et dans les faits les habitants et les structures sont tenus à l’écart...

Peut-être qu’il faudrait commencer par donner de vrais moyens humains et matériels à Chloé Gignet, chargée de développement économique des quartiers prioritaires et Matthieu Moïno, chef de projet Drouot-Barbanègre, afin de pouvoir mener au mieux leur mission respective dans la logique et le bon sens.  

Avec le BoAt, nous allions voir ce que nous allions voir… On a vu !  A qui doit-on dire merci ?

dimanche 18 mars 2018

Quartier Drouot - Où est passé le tableau de capitaine Haddock ?...

Quartier Drouot - Oeuvre de Joan

Le titre pourrait très bien être celui d’un album de Tintin : « Où est passé le tableau de capitaine Haddock ? ».

Un tableau (env. 120 cm de large x 50 cm de haut), représentant au premier plan, le capitaine Haddock et à l'arrière-plan, un joli voilier avec visiblement un petit coup dans les voiles et qui vogue dans des eaux plutôt tourmentées (photo ci-contre). Cette œuvre a été réalisée courant du mois d’août dernier par le dessinateur Joan. Jeudi 15 mars, en tout début d’après-midi, ce grand et beau tableau a mystérieusement disparu d’un des murs du BoAt* (Bosco Atelier). Certes, cela fait moins de bruit que la disparition des bijoux de la Castafiore, mais quand même... Il s’agit d’un exemplaire unique signé aussi par un vrai artiste et sa place est normalement au BoAt... Ce serait chouette qu'il revienne à bord...

*Maison de Projets et de l’Emploi  

mardi 6 mars 2018

Quartier Drouot - Du vent dans les voiles…

Quartier Drouot - BoAt

Finalement aujourd’hui, le BoAt a rouvert normalement ses portes avec la présence d’un habitant qui fera désormais des vacations pour gérer les moments de flux dans les locaux. Dans le courant de l’après-midi, quelques jeunes sont passés pour se poser et tuer l’ennui et regarder de loin les ordinateurs du Laboratoire Numérique, comme d'habitude désespérément éteints.

Il va sans dire que pour Sémaphore, ça ne va toujours pas fort avec son Laboratoire numérique intergénérationnel et solidaire, normalement destiné aux initiations informatiques, photo, vidéo et impression 3D. 

Visiblement, il n’y aucune volonté de lever l’obstacle du prix et la modalité d’inscription (7 € étudiants et demandeurs d’emploi / 15 € tarif normal pour 2h avec inscription préalable à Sémaphore au centre-ville). Ce Laboratoire Numérique, s’assimile pour l'instant à une belle glace à la fraise que l’on met sous les yeux des habitants sans qu’ils puissent la goûter. Pourtant, il semble que Sémaphore dispose de généreuses subventions en tout genre... Il faut donc cesser d'exagérer

C’est vraiment dommage et chagrinant de voir cet équipement informatique high-tech ne pas servir, ou à de très rares occasions être sous-utilisé par des gens venus de l'extérieurs…   

Face à cette situation pour le moins abracadabrantesque, que font les décideurs afin de permettre aux habitants d’avoir un réel accès à ce Laboratoire Numérique ?     

dimanche 25 février 2018

Quartier Drouot - BoAt toi-même !...

Quartier Drouot - BoAt

Voilà 138 jours que le BoAt « Bosco Atelier » a été inauguré en grande pompe et force est de constater que ça ne marche vraiment pas fort.

Prononcer le mot "BoAt" est devenu presque une insulte dans le quartier Drouot, face à ce lieu non identifié, cette coquille vide les dents grincent et les critiques fusent de toute part. Soit BoAt et tais toi...

Ce qui se dit :

Panique à bord et branle-bas de combat dès que de rares jeunes ou habitants plus âgés mettent timidement le pied dans cet endroit qui au fil du temps se bunkérise, se replis sur lui-même et cela jusqu’à fermer le piano à clef, les personnes du quartier sont souvent empêchés d’accéder au lieu et cela sous prétexte de réunion.

Des horaires et un contenu inadaptés : fermé le lundi, mardi matin et vendredi après-midi, le restant du temps des ouvertures aux heures de bureau : 9h-12h / 14h-17h. Au départ, les promoteurs de ce lieu défendaient l’idée d’une Maison de projets et de l’emploi, manifestement l’aspect "projets" a été oublié en cours de route... et pour "l'emploi" c'est la célèbre et sempiternelle question : "Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?". 

Ils veulent que les habitants créer leur entreprise, que ceux qui sont censés montrer l’exemple créer déjà leur activité et par la même occasion nous embauchent.

L’accès au Laboratoire Numérique pour les initiations informatiques, photo, vidéo et impression 3D est payant (7 € étudiants et demandeurs d’emploi / 15 € tarif normal pour 2h avec inscription préalable à Sémaphore au centre-ville), c’est une véritable barrière pour nous empêcher d’utiliser cet équipement.

Statistiquement, il parait que 30 % des inscriptions à ce Laboratoire Numérique proviennent du quartier Drouot-Jonquilles. Les chiffres sont comme les gens. Si on les torture assez, on peut leur faire dire n'importe quoi (30%/?), d’ailleurs personne ne vérifie.

Les salariés du lieu avouent qu’ils ne sont pas formés pour intervenir dans ce genre de quartier et visiblement plus à l’aise avec un public docile venant de l’extérieur. Un espace désespérément vide et manifestement surdimensionné pour sa mission qui ne nécessite au demeurant qu'un petit bureau.

Afin que le BoAt est une réelle utilité et un avenir prometteur, il est nécessaire et urgent de repenser ses orientations et cela en réel concertation avec les habitants et les structures du quartier. 

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jeudi 1 février 2018

Quartier Drouot - L’homme est un pyromane qui s’ignore...

Quartier Drouot - Feux de voitures du 28 janvier 2018

Dimanche 28 janvier, finalement ce n’est pas une, ni deux, mais trois voitures qui ont été incendiées dans le quartier Drouot et qui se rajoutent aux feux de conteneurs poubelles et voitures des semaines précédentes. 

Jean Schwartz

Face à la multiplication de ce phénomène Jean Schwartz, professeur émérite en sociologie du feu et éminent docteur en préhistoire et en phénoménologie a accepté de répondre de façon surréaliste à des questions.      

En direct Drouot – Comment expliquez-vous cette série de feux de voitures et conteneurs dans le quartier Drouot ?

Jean Schwartz – Déjà à l’époque de l’âge de pierre les homos sapiens étaient à la recherche du feu, élément magique vénéré mais redouté, objet de convoitises et de luttes pour la survie de l’espèce.

En direct Drouot - En somme, vous voulez dire que les feux de voitures et conteneurs poubelles dans le quartier sont une forme de guerre du feu revisité ?

Jean Schwartz – Oui, exactement ! Les auteurs retournent à  une forme d'instinct primitif, ils sortent de la civilisation et cela afin de revivre la sensation qu’apporte le feu. Depuis la nuit des temps et cela au-delà de vouloir faire cuire des petits plats, l’Homo erectus cherche la lumière et la chaleur. L’homme est un pyromane qui s’ignore et quand il découvre sa passion pour la combustion, il met le feu partout pour affirmer une forme de puissance dominatrice. 

En direct Drouot - S’agit-il de feux de détresse pour revendiquer quelque chose ?

Jean Schwartz – Il s’agit d’avantage d’un acte obsessionnel dicté par la fascination, une volonté destructrice et non créatrice où la seule revendication est une forme de plaisir pathologique qui encourage l’auteur à répéter son action pour revivre l’intensité qu’elle lui procure et l’aspect spectaculaire que ça produit... Un peu comme la madeleine de Proust. J’allais dire « peu importe le flacon  pourvu qu'on ait l'ivresse », mais dans la circonstance qui nous occupe, tout porte à croire qu'il s'agit de cocktails Molotov.  

En direct Drouot - Les conditions sociales dans le quartier Drouot sont difficiles, est-ce un combustible ? 

Jean Schwartz – En effet, il est difficile de s’enthousiasmer face à l’échec politique visible et criant dans ce secteur. Le mécontentement est grand et palpable et peut se traduire par des passages à l’acte épisodiques qui sont généralement matérialisés par des revendications et de l’hostilité à l’égard du politique et certain(e)s exécutant(e)s. L'expression d'une majorité des habitants se fera plus facilement par une forme de résignation qui traduit un profond malaise, une perte de confiance qui sont assez tangibles actuellement au Drouot. L’inoccupation et le vide peuvent très certainement être un engrais qui fertilise, favorise la multiplication des feux, mais pour autant ne les justifient pas.        

En direct Drouot - Merci à Jean Schwartz pour cet éclairage.